Je m’étais accoutumé à l’alcool. A mon insu, ce mal s’est installé en maître impitoyable dans ma vie. Quand j’en ai pris conscience, il était déjà trop tard. J’étais pris dans son filet. J’étais son prisonnier. J’étais aspiré dans son tourbillon qui me tirait toujours plus vers le fond et vers le bas. Comme un éthiopien ne peut pas changer la couleur de sa peau, ni un léopard ses taches, j’ai réalisé que je n’avais ni les moyens, ni la capacité de m’en sortir. J’étais dominé par ce maître impitoyable.
Parfois, à la maison, je surprenais mon épouse priant pour moi et disant : « Jésus, je t’aime. » J’étais ahuri et jaloux de ce Jésus qui prenait toute la place, qui prenait ma place. Alors, je me suis renfermé sur moi-même et je buvais de plus bel. Le cœur brisé, totalement impuissant, je constatais que mon foyer se disloquait et mes trois enfants s’éloignaient de moi.
En 2008, désemparé et enchainé, j’ai décidé de venir à l’Évangile. A mon tour, j’ai supplié Jésus de me secourir. Il a été attentif à mon cri. Il a brisé mes chaînes. Il m’a rendu libre. J’ai retrouvé l’amour de mon épouse et celui de mes enfants. J’ai donné mon cœur à Jésus et c’est lui, maintenant qui règne en Maître incontesté dans ma vie.
Quand parfois mon pasteur me dit : « tu en as mis du temps pour venir à Jésus ! » Je lui réponds : « il fallait que je passe par ce chemin. Sinon, je n’aurais jamais compris combien Jésus m’aime, combien je compte pour lui et combien ma vie est précieuse à ses yeux ! »
Quel Dieu peut être comparé à mon Jésus ? Maintenant comme mon épouse, je ne cesse de lui dire « Jésus, je t’aime ». Je ne me trompais pas quand je pensais que Jésus avait pris ma place, mais je me trompais sur l’endroit où il l’avait prise. Il n’a jamais pris ma place dans mon foyer, ni dans le cœur de ma femme mais c’est sur la croix où il est mort pour moi, afin que mes péchés soient effacés. Merci Jésus.
 René CAZAMBO de La Montagne |