Webmestre 
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bonjour Ce passage est sans conteste l’un des plus difficiles de l’Evangile de Luc. En effet, ce récit semble faire l’éloge de la malhonnêteté. Nous verrons que ce n’est évidemment pas le cas. L’homme riche désigne Dieu. L’économe est une personne qui se voit confier l’administration des biens d’autrui. D’après ce récit, tout disciple de Christ est un économe. Mais l’économe en question était accusé de détournements de fonds. Il fut appelé à rendre compte de sa gestion pour être ensuite congédié. L’économe se mit à réfléchir. Il comprit qu’il devrait bientôt subvenir lui-même à ses besoins. Il était trop âgé pour envisager des travaux physiques pénibles, et trop fier pour mendier (même s’il ne l’avait pas été pour voler !). Que faire pour assurer son avenir ? Il imagina un plan pour se faire des amis qui pourraient lui témoigner de la bonté lorsqu’il serait dans le besoin. Il mit son projet à exécution en faisant venir les débiteurs de son maître. Il demanda au premier à combien s’élevait sa dette : 100 mesures d’huile, répondit l’homme. L’économe lui dit de n’en rembourser que 50 et de considérer l’affaire comme close. Un autre client devait 100 mesures de blé. L’économe lui demanda d’en régler seulement 80 et inscrivit au bas de la reconnaissance de dette : « Payé ».
Ce qui nous trouble, bien sûr, c’est que le maître loua l’économe infidèle pour avoir agi d’une manière avisée. Pourquoi approuver une telle malhonnêteté ? Ce que l’économe avait fait était déloyal et injuste. Les versets qui suivent montrent que le maître ne loua pas l’économe pour son escroquerie, mais pour sa prévoyance. Il avait agi avec prudence. Il avait pensé à l’avenir et pris des dispositions en conséquence. Il sacrifia des gains présents pour une récompense future.
En transposant cette leçon à notre vie spirituelle, souvenons-nous que notre avenir n’est pas ici-bas, mais au ciel. De même que l’économe fit le nécessaire pour s’assurer sur la terre des amitiés utiles en vue de sa retraite, ainsi le chrétien doit gérer les biens de son Maître de manière à se préparer un accueil chaleureux et amical lorsqu’il ira au ciel.
Les enfants de ce siècle sont plus avisés à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière, déclara le Seigneur. Il voulait dire par là que les impies et les inconvertis font preuve d’une sagesse supérieure à celle des chrétiens ; les premiers prévoient mieux les richesses terrestres nécessaires à leur avenir ici-bas que les seconds n’amassent des trésors dans le ciel.
Nous devrions nous faire des amis par le moyen des richesses injustes. En d’autres mots, nous devrions utiliser l’argent et les autres biens matériels pour gagner des âmes à Christ et nouer ainsi des amitiés qui subsisteront durant toute l’éternité.
Si nous sommes fidèles dans la gestion des moindres choses (l’argent), nous serons fidèles dans les grandes (les trésors spirituels). En revanche, celui qui est infidèle dans la gestion de l’argent que Dieu lui a confié sera infidèle dans la gestion de choses plus importantes. L’importance toute relative de l’argent est soulignée par l’expression les moindres choses. Celui qui n’est pas honnête vis-à-vis du Seigneur dans la gestion des richesses injustes, peut difficilement espérer se voir confier des richesses véritables. L’argent est appelé une richesse injuste. Il n’est pas mauvais en soi, mais il est probable que nous n’en aurions pas besoin si le péché ne s’était pas introduit dans le monde. L’argent est aussi injuste parce qu’il est de façon caractéristique utilisé à d’autres fins que la gloire de Dieu. Il est opposé aux richesses véritables. L’argent a une valeur temporaire et fluctuante ; les réalités spirituelles ont une valeur stable et éternelle.
Le v. 12 établit une claire distinction entre ce qui est à nous et ce qui appartient à autrui. Tout ce que nous possédons, argent, temps, talents, appartient au Seigneur, et nous devons l’utiliser pour lui. Ce qui est à nous en propre se réfère aux récompenses que nous moissonnerons dans cette vie et dans celle à venir comme résultats de notre service fidèle. Si nous n’avons pas été fidèles dans ce qui est à lui, comment pourra-t-Il nous donner ce qui est à nous ? (à vous ?)
Posté le : 05/03/2012 19:09
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