![]() ...ceux qui n’ont point d’espérance » Les larmes! Elles viennent spontanément, spécialement à l’heure du deuil. Ne pas pleurer, c’est n’avoir jamais aimé. C’est pourquoi l’Évangile ne défend pas les larmes. Jésus a pleuré sur la tombe d’un ami. Au lieu de voir dans les larmes, comme le paganisme, un signe de faiblesse, l’Évangile y voit un signe de grandeur et nous laisse pleurer librement.[blockbreak](1 Thessaloniciens 4 : 13) Mais il y a deux manières de pleurer. La première, toute païenne, très répandue, l’apôtre Paul la caractérise d’un mot, comme ceux qui n’ont « point d’espérance ». Sentez-vous toute la tristesse qu’il y a dans de semblables larmes ? Sans espérance, mais dans certains cas, la tristesse serait mortelle. Oh! Jésus nous garde de verser de telles larmes ; à l’heure de l’épreuve elles semblent suspendre la vie et déshonorent Dieu. Heureusement, il est une autre manière de pleurer. C’est la manière dont nous parle l’Évangile. Certes, les larmes coulent, car le chrétien a un coeur deux fois aimant; sa chair souffre, son coeur souffre, et les larmes sont un soulagement. Mais à travers les larmes, selon la promesse du Christ, il regarde à la Terre de l’Espérance. Il ne dit pas aux siens un adieu définitif, mais un « au revoir », dans la maison du Père. Ce qui atténue ses larmes, c’est la certitude de retrouver ceux qui, ne sont pas perdus, mais nous ont devancés, et cela dans une patrie meilleure et céleste. C’est pourquoi, quels que soient nos deuils, passés ou présents ou proches, les yeux en haut, le coeur en haut, les yeux mouillés de larmes peut-être, mais de larmes qui rendent plus visible encore à travers leurs scintillements, en Christ, par son enseignement et sa résurrection, la Terre de l’Espérance. ![]() Jean CIZERON Saint-Denis |